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Covid-19 en Afrique: Quand mourir tourne au ridicule

Au moment où j’inscris ces mots sur cette page blanche, mes pensées sont tournées vers toutes ces personnes infectées ou affectées par le Corona virus. Une maladie qui a fait plier presque toutes les nations.  Elle s’est montrée sournoise, maligne et virulente. En déployant une tactique de guerre digne de Sun Tzu,  ce tueur compulsif a su tenir le monde par les « couilles ».

Covid-19 en Afrique: le regard étranger

La décision de me pencher sur ce sujet est toute récente. En réalité, elle est le résultat d’une observation générale faite depuis la déclaration du Covid-19 en Afrique. Le comportement des africains et les prédictions des conséquences en Afrique ont marqué mon esprit. Parmi ces prédictions, celle de Melinda Gates, a particulièrement attiré mon attention. En déclarant sur CNN, qu’elle entrevoyait déjà « des cadavres dans les rues d’Afrique ».  Melinda Gates, se faisant, a déchaîné la colère de milliers d’africains, à l’exception de la mienne. 

Contrairement à la majeure partie des internautes qui trouvent ses propos blessants et déplacés, ils sont à mon avis plein de sens. Car, à la vérité, si les cadavres  (je ne le souhaite pas) sont absents dans nos rues, ce n’est pas grâce à notre système de santé. Dans cet article « coronavirus en Afrique : pourquoi la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu ? », plusieurs raisons évoquées sous-tendent le faible nombre de décès en Afrique. Et la thèse qui me semble la plus plausible est celle de la pyramide des âges. Je crois justement que sans ces facteurs, le pire aurait pu se produire. Si l’on considère la façon dont cette crise est gérée en Afrique.

Covid-19 en Afrique: la banalisation des mesures de sécurité

Au lendemain de la décision de fermer tous les établissements scolaires. Un engouement sans précédent a été observé au Cameroun.  Les populations ont pris d’assaut les pharmacies et les circuits de commercialisation des masques et gels désinfectants. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir le naturel revenir au galop. Deux jours après, les populations ont vite fait de se débarrasser de ces mesures « encombrantes ». Les plus conscients ont quand même conservé certaines mesures, en décidant de maintenir bien au chaud leur cache-nez au cou, au menton, au front et même aux oreilles. Quelques semaines plus tard, les populations ont été soutenues par le gouvernement qui a décidé d’ouvrir les bars jusqu’à pas d’heures. Ceci en demandant à chaque citoyen de respecter les mesures barrières.

Question à 1 Franc CFA, comment une personne en état d’ébriété s’y prend pour respecter les mesures barrières? Bref, tout se passe comme si en Afrique, au Cameroun encore plus, la mort ne nous effrayait plus. Comme si à force de la côtoyer on avait fini par être amie. D’ailleurs, la nouvelle chanson du moment, une séquence rythmée des propos du Ministre de la Recherche Scientifique, explicite mieux notre perception du danger. Si non comment comprendre, qu’un Ministre prend son temps pour définir le profil de ce tuer; et que ces propos achèvent leur course dans une chanson cadencée, qui fait le hit du moment.  La mort n’effraie plus l’Africain, c’est un fait avéré, attesté ici par cette pratique ghanéenne, intitulée la danse du mort.

 

Ci-dessous la vidéo rythmée de la Ministre de la Recherche Scientifique du Cameroun

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